J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

dimanche 16 mars 2008

balayer fermer partir



Sous mon dos, le bois du parquet s'imprègne
de ma chaleur. Je m'assieds, coudes sur les genoux,
je contemple imbécile les gouttes qui glissent de
mes joues et forment de petites taches sombres à la
surface du parquet. Les souvenirs font pleurer , voilà.
Dans le dessin apparu entre mes pieds, je cherche
une indication, un signe qui explique avant de s'évaporer
dans la pièce. Jean déteste que je ne sache pas pourquoi.Il faudrait savoir pourquoi, dit-il. En observant bien, je distinguerais peut-être une forme dissimulée là. Trouver l'objet caché dans le paysage, le feuillage d'un arbre ou les tuiles d'un toit, comme dans ce jeu qu'il y avait dans le journal du dimanche.


Lise Benincà ( Balayer, fermer, partir) livre publié aux éditions Seuil dans la collection Déplacement en février 2008

10 commentaires:

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