J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

dimanche 16 décembre 2007

Blanc




rien que du blanc
déposé par la nuit
le jardin pétrifié
sous l'arc de l'hiver

le regard s'alentit
rien ne bouge
les yeux blancs aussi
derrière la fenêtre

le silence craque
entre les doigts
et s'éveillent les mots
puis le blanc à nouveau

recroquevillé
on bute sur le froid
et la détresse
rien que le blues blanc

5 commentaires:

estourelle a dit…

Je ne peux plus écrire et je regarde les ombres qui m'arrivent
dessus sans que je ne puisse rien faire !

Irvin a dit…

Et voilà, je deviens un fidèle lecteur de ce blog au fil des vers qui empruntent un peu au style poétique du Haïku par leur puissante abstraction

estourelle a dit…

Aujourd'hui aussi
tout est blanc
beau et pur avec
pourtant les ombres
qui mangent le coeur

Je cherche une faille
entre ombre et lumière
ne trouve pas
impossible
de faire un pas d'écart
le blanc le pur
me gicle au visage
en même temps que l'ombre

peut-être le cri
reste le seul chemin
possible

le cri blanc
qui ne s'entend pas

Laura a dit…

Merci Irvin de ta fidélité.
Estourelle, j'entends bien ton cri blanc....

vma a dit…

écrire sur ce qui retient l'écrit de s'écrire...