J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

samedi 29 mars 2008

Ville




Au hasard
des rues percées
de quartiers de lumière
j'arpente
les recoins d'une mémoire
lacérée d'ombres

aux façades ravalées
de propres oripeaux
se suspendent
gris
les lambeaux ternis
de souvenirs d'enfant

les yeux levés
vers un ciel embourbé
il n'y a plus
que ces doigts malhabiles
sur les vitres embuées
dessinant le printemps

j'ai le blues
de ma ville
des ruelles et des places
des échoppes d'antan
des jardins de géants
et des traboules obscures

vacillant
sur un macadam
où glisse le chagrin
mon pas de mélancolie
tisse un canevas
qui s'effile en impasse

2 commentaires:

Estourelle a dit…

Les traboules sont détruites elles ont emportées leurs secrets avec elles...

Anonyme a dit…

Les traboules sont en nous: il suffit d'emprunter les chemins secrets qui nous traversent et nous relient à celui ou celle que nous étions...