J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

samedi 26 avril 2008

Ce peu de bruits

Comment dire cela ?

On a touché quelque chose de si froid que toute l'année en est atteinte, même au coeur de l'été.

Parler de glacier serait beaucoup trop beau. Même parler de pierre enjoliverait cela.

C'est une forme de froid qui atteint, au coeur du bel été, votre coeur.

Une main trop froide pour être encore de ce monde.

et à la fin du livre:

Dans le temps que toute une foison d'étoiles s'efface lentement de bas en haut du ciel,

à la cheville nue dans les herbes de l'été

juste ce fil de rosée que le soleil viril en montant vient dénouer.

Philippe Jaccottet : Ce peu de bruits ( février 2008)

2 commentaires:

Danalyia a dit…

Ce livre est magnifique et poignant ; je le savoure à petites gorgées...

Laura a dit…

poignant , c'est effectivement le terme qui convient pour ce livre; et l'ambiance du livre s'accorde tellement à ce que je vis actuellement...