J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mercredi 25 mars 2009

femme dans le soleil du matin



la lumière glisse
du seuil des doigts
ombre révélée
du coeur des ruines
de la terre nouée à la brume
solitaire
face aux lointains
au creux des silences

femme dans le soleil du matin

n'être que cette silhouette
drapée d'ombres
celle que l'on ne voit pas
celle qui n'existe qu'à peine
dans les interstices des matins
dans les peut être
dans les ricochets des mots
dans les marges rouges

la regardeuse

de mes doigts glissent
les éboulis d'une voix
qui balbutie bégaye
ou bien délire
et unit des silences
sur les ponts des solitudes

Repoduction d'un tableau de Caspar David Friedrich
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