J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mardi 13 avril 2010

opacité

 

007

les yeux usés

se heurtent à

une réalité compacte

écharde d’identité

perdue


étendue éraillée

où l’air

féroce

se rétrécit


enserré

dans l’opacité

rêve ou chaos


tu butes

sur la route déchirée


 

le souffle se noue

 

4 commentaires:

Ange-gabrielle a dit…

Quelle superbe photo ...le souffle se noue. Tes poèmes sont vraiment à vaciller
Suis entrain de lire : "De l'air" d'Antoine Emaz (encore grâce à toi)

"Pas de jachère du temps pas d'interstice
pour les questions elles viennent la nuit
quand on ne dort pas"

Laura a dit…

Merci!
Concernant Antoine Emaz, je conseille d'écouter l'excellent entretien retransmis sur France culture réalisé le 10 février dernier
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/nouveau_prog/connaissance/alacarte_fiche.php?src_id=140000037&diff_id=265000141
La photo a été prise à Maguelone le week end de Pâques.

Anonyme a dit…

Au sortir de tes mots, l'émotion intacte, le souffle qui pleure la vie qui...La beauté douloureuse. Linette.

Estourelle a dit…

c'est une super photo!!!
sensation d'irréalité et d'oppression dans les limbes d'un sommeil d'où l'on arrive pas à sortir!

(Ouf la connexion est repartie)....