J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

vendredi 2 juillet 2010

Regard 19

Tout est rétréci...Une bande verticale de lumière sise entre les deux pans du volet en bois - dont je vois bien qu'il aurait besoin d'être enduit de peinture protectrice - ne laisse voir du jardin que des morceaux de vert dont les feuilles des buissons touffus strient ma pupille avec acidité. La chaleur, qu'il faut laisser à l'extérieur, se faufile tôt entre les interstices du bois, et le volet n'est qu'une piètre barricade contre elle, car je ne peux me résoudre à le clore entièrement. J'ai besoin de l'échappée bleue à la cime de la fenêtre: une pensée d'horizon.


brèches de silence
tailladées dans les ombres
le souffle me manque

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai été privée, 2 semaines environ, du "droit de réponse"...*rire*
Il m'était impossible de lire le mot qui sert pour la vérification : il était invisible. Ce samedi, il est revenu !

J'aime te lire.

agnès

Laura a dit…

Désolée Agnès pour les ennuis mécaniques!!! Et merci de ta fidélité.