J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

lundi 20 juin 2011

Venise encore...


Ce fut comme un appel à l'entrée des immeubles. Je posais mon regard sur les plaques nominatives, espérant je ne sais quelle apparition qui ressusciterait une ascendance familiale ou un étoilement de cousins mis à jour. J'ai lu ainsi des dizaines de noms italiens chevelure de sonnettes. J'ai syllabé ainsi des noms en "o", des noms en "i". 



Puis j'ai vu la sonnette , le bouton d'appel sur lequel je n'ai pas appuyé, alors même que je mourrais d'envie d'une petite incursion à l'intérieur de ces immeubles qui longeaient les canaux. J'ai juste photographié. Et prenant la photo, je n'ai encore rien vu. Ce n'est que plus tard que le regard vrillant l'image offerte, a vu au-delà de l'apparence.


Dans l'impatience des yeux n'arrêtant pas leur course, l'appareil photo est un oeil vigilant , un révélateur du non dit, un découvreur de strates, un psychanalyste du reflet...

7 commentaires:

Marie, Pierre a dit…

comme je suis jalouse !!!!!!!!!!

Marie, Pierre a dit…

on dirait le nombril de ton monde

Laura a dit…

J'avoue être assez contente de certaines photos!!!

Ange-gabrielle a dit…

Che bellissima, la démarche, la photo, la découverte

Estourelle a dit…

Cherchant des noms
tu te découvres toi même
au cœur de ton reflet...

c'est bien une psychanalyse !!!

:)

Bifane a dit…

Et peut-être, à ouvrir toujours plus grand le détail de l'image, on finirait par trouver l'objectif qui la saisie, et dans l'objectif, le reflet de l'image elle-même, et dans l'image elle-même...

Bien mon bonjour, Laura

Laura a dit…

A creuser toujours plus loin, on finira bien par trouver quelque chose! Merci à toi Bifane...