J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

jeudi 17 novembre 2011

Une fenêtre ouverte

Une fenêtre ouverte ou un livre, c'est égal. Une dérive immobile emporte entre ombres et voix, écume et frémissement, bleu et noir. La force est là dans le bégaiement du silence. On froisse le regard et l'impossible se trace. Sans bouger. On voit le jour caché dans le cyprès et l'ombre entre les mots. On dit bonjour au geai et adieu aux grisailles. On pénètre alors  dans ces terres de famine, et tout remue à l'intérieur de soi.

2 commentaires:

Marie, Pierre a dit…

TROP FORT, toutes ces lumières, tous ces reflets, tous ces ENTRE, tous ces échos, toutes ces cachettes, tous ces tricotages, toutes ces confitures de ciels, de jardins, d'oiseaux, de lumières encore, de doré, même le bleu est doré chez toi. Tous ces trésors cachés dans ta fenêtre, dans ton coeur, et que tu déposes au pied de nos yeux ébahis (parfaitement ! au pied de nos yeux) qui n'en peuvent plus de clignoter, tu nous embrouilles d'impressions impressionnistes, d'ombres lumineuses, de froissé bougé, de flous si limpides et en même temps, 30 mots comme 200 pages, comme confits tellement ils sont concentrés. et pourtant ce n'est pas de sucre dont on se nourrit, mais de terre, de celle dans laquelle on a semé, enfoui aussi bien des pierres que des racines ou des graines.

Laura a dit…

Merci pour ton commentaire conséquent, élogieux, époustouflant, et plein de tendresse cachée sous les mots.