J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mardi 18 septembre 2012

septembre

J'ai vu la lumière de septembre étirer l'aube entre les herbes blanches de rosée, je l'ai vue porter les brumes entre ses bras, là-bas au-dessus du fleuve que je ne vois pas, je l'ai vue donner aux grumeaux de terre brune les tendresses pour rester dans l'attente de ce qui sera, je l'ai vue se faufiler entre les hautes tiges de maïs, seules désormais à se dresser sur les champs du plateau. Ce n'est plus la lumière de l'été et ce n'est pas non plus celle d'automne. C'est la lumière de l'ombre lente du temps, celle qui éloigne les lointains. Et là dans le creux d'herbe vive, bien à l'abri, la faille du silence.

4 commentaires:

Mariepierre Redon a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Marie, Pierre a dit…

avec tous ces frissons d'émoi, je vais finir par prendre froid. mais non !!!

mémoire du silence a dit…

C'est tout à fait cela
cet entre-deux des saisons
une douceur qui nous grise


merci d'avoir ouvert autrement vos commentaires

Patrick Lucas a dit…

cette demie saison
entière et douce
frileuse le matin
encore chaude à midi
et déjà l'odeur des marrons grillés
dans le fond de l'air
L'automne est arrivée...