J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mardi 16 mai 2017

Hodie, bord


on est devant mais on ne voit pas, on est devant un horizon endormi, déchiqueté par le souffle de qui ne sait pas où il met les yeux, on est devant la cicatrice qui laisse encore un peu d'espace à la blessure ne souhaitant pas qu'elle se referme trop vite afin de ne pas oublier, on suit du regard les doutes qui s’insinuent sur la bordure du jour, un oiseau pourrait se poser là et emplir de son chant la vision intérieure, inventer des secrets juste de quoi se faire un nid entre les morceaux de riens de nos vies


2 commentaires:

Patrick Lucas a dit…

c'est là sur la bordure du jour
que l'on invente les secrets...

Mariepierre Redon a dit…

je reconnais l'entrée de la tourmente