J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mardi 13 mars 2018

Hodie, malaise


le tympan tremble du brouhaha des mondes sifflant et régurgitant toutes les plaintes et les cris étouffés , l'alentour se raye , le vide étend ses parois et résonne dans les recoins de la tête , les doigts enserrent la commotion à l’extrémité des peaux crispées et cherchent à déchirer la taie qui recouvre, continuer à avancer sinon c’est tomber et risquer d’être foulé lapidé ou pelleté entre les lèvres de la terre, ne pas sombrer, laisser fuir ce qui doit, retrouver le souffle fragile aux frontières bleues des lointains, déborder de cet instant acéré, laisser sourdre ce qui doit
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