J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

dimanche 30 novembre 2008

entre

Toujours de l'herbe entre les pavés (Gilles Deleuze)



les mots
en un surcroît
d'eux-mêmes
dessinent
des chemins

se croisent alors
des solitudes
au milieu
comme poussent
des herbes folles

4 commentaires:

Anonyme a dit…

"Il y a un chemin ... où les mots vont leur propre chemin, prennent la parole et s'engendrent dangereusement les uns les autres, tout est cassé, brisé et la belle mécanique du sens est au diable."

Henry Bauchau : le régiment noir

Je t'embrasse du bisou de l'ange

balaline a dit…

des chemins
de larmes
ou de rires
des fils noués
au hasard
des mots

azalaïs a dit…

nos mots parfois ne nous appartiennent pas mais ton poème sonne tellement juste! j'aime ces chemins qu'ils tracent et les herbes folles qui poussent malgré les pesticides sont souvent si jolies!

Laura a dit…

Les fils se tissent, les herbes font ce qu'elles ont à faire sans se préoccuper des uns et des autres et je suis contente de partager avec vous!