J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

samedi 1 novembre 2008

A eux



A ceux
que le silence
emporte

cette longue traîne
d'âmes de peu
ces presque riens de vies
dont les mémoires s'effacent
peu à peu

je pense à eux
ces taiseux
et j'entre dans cette
mélancolie de novembre
où des mots usés
comme le ciel
s'adressent
à ceux
que je porte

en creux
le lichen de leur vie
s'accroche
à ma peau

(Les trois premiers vers du texte sont empruntés à un poème de Lionel Bourg)

4 commentaires:

den a dit…

ils sont nombreux ceux que nous portons dans notre cœur, qui nous accompagnent jour après jour et qui murmurent au plus intime de notre être. ils sont absents mais tellement présents...

Laura a dit…

Chacun a les siens,que nous partageons parfois, et qu'il est bon de ne pas oublier.

L'arpenteur a dit…

tes mots sont toujours aussi vibrants de poésie.
ce serait bien que tu reviennes écrire parfois sur les impromptus au hasard d'un thème qui te plaise ... (?)

Laura a dit…

Perché no?
continue de passer ici en attendant!
Merci à toi.