J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

dimanche 25 janvier 2009

Présent



Ne me recherchez pas
Dans les salons, les couloirs,
Les foules criardes.

Recherchez-moi
Dans le fond des mots
Les plus simples:

L'océan, le vent,
La prairie, l'horizon.

Alors nous irons ensemble
En chantant du silence.

L'écorce des arbres
Vous parlera de moi.

Nous serons ivres
Comme un alphabet
En révolution

Et nous saurons vivre
Ce que maintenant
Je ne sais vous dire.

Guillevic "Présent" 4/11/94

3 commentaires:

Azalaïs a dit…

j'adore guillevic et je ne connaissais pas ce poème! merci de nous l'avoir offert!
J'ai écrit il y a quelques temps, un poème de révolte bien que cela ne se voie pas d'entrée, contre le bruit permanent qui nous agresse (les médias, la pub, les idées toutes faites dont on veut nous gaver...)Mon blog s'appelle pour cela "marge ou grève!
Un poète Occitan, Jean Boudou, dit que c'est sur la Talvera ( cette ligne au bout du champ où les boeufs se retournent lorsqu'ils labourent le sol) qu'est la liberté! Ce petit bout de terre en effet est libre de semences et c'est là que croissent les herbes folles!
Du reste mon blog

Laura a dit…

Il suffit juste de trouver son coin où reprendre souffle, donc vie . Pour moi c'est sur les plateaux désertiques de Lozère. Quant aux herbes folles j'en connais un rayon!

bataillou a dit…

^je ne connaissais pas ce poème. il est très beau