J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

jeudi 29 janvier 2009

peaux




entre être
et connaître
il y a tant
d'enveloppes
de peaux
de chrysalides

incarcérés
dans nos pensées fragmentaires
et les archives de l'imaginaire
il faut
des ombres portées
pour éclairer
nos jours

quelques lignes d'un livre
qui entament le souffle
quelque paysage aride
qui rabote les peaux
quelque grave tableau
qui exhume une faille


on pénètre
en nos limbes
toujours
par effraction

4 commentaires:

Estoutelle a dit…

"Alors nous irons ensemble
En chantant du silence" (Guillevic)! :)

Les mots seront résonnances
dans les failles de l'existence
nous chercherons l'être
sans jamais le connaître

Azalaïs a dit…

mais c'est bon d'être surpris!

Anonyme a dit…

ces peaux que l'on se fabrique, qu'on endosse parfois malgré nous, ou même qu'on nous impose ... et pourtant un souffle léger et un coin de voile se lève découvrant la vérité (crue) de l'être

je continue à être admiratif devant ta poésie

l'Arpenteur

Estourelle a dit…

Ta photo me fait penser aux poèmes qui ne voient jamais le jour et qui restent à l'ombre de nos têtes tournant en boucle cherchant en vain la faille ou l'ouverture pour se faufiler et naître, ces poèmes là sont les plus vrais et c'est une souffrance que de les porter comme un long gémissement...