J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

jeudi 12 novembre 2009

canal




au long d'un canal
qui creuse
les parois du jour

un ciel
au coeur des branches 
éparpillé

des saules effeuillés
où s'accrochent
nos exodes

des prunelliers 
ployant 
les souvenirs aussi


aux abords de la terre
les ombres délivrées
se consument


des essaims
d'oiseaux sombres
éraillent un peu le bleu


dans le lit d'eau
dorment les échos
d'un ciel de silence


au long d'un canal
à marcher
et épuiser le jour








2 commentaires:

L'Anonyme a dit…

On dirait le canal vers chez moi...

Quel beau texte en tout cas, en particulier la fin "épuiser le jour" et ces échos "d'un ciel de silence", bien sûr, tout paysage ne se forme que dans notre regard capable de retourner le ciel, de le jeter dans l'eau, et toujours il permet de participer à la beauté grâce à la poésie.

Laura a dit…

Si tu habites près du canal du Forez, alors c'est le même canal!!!
Merci de ton regard...