J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

lundi 10 mai 2010

ombres



dessous les éboulis de mots
déversés comme poix
l'enfance est enterrée

un silence douloureux
couvre d'un voile d'ombres

l'oblique du regard


3 commentaires:

agnès a dit…

On avait bien tenté d’étouffer
les échardes
de cacher la mise à nu de nos racines.

On avait honte peut-être
de nos poèmes désarticulés
tout osseux tout en carcasse.

Bifane a dit…

Et chaque fois qu'à l'enfant, nous donnons un mot, nous devrions songer au lieu secret où il va l'enfermer. Car c'est nous, adultes, qui en faisons un jardin merveilleux, ou une antichambre de l'enfer...

Laura a dit…

J'aime bien cet envol du poème dans vos échos. Merci.