J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mardi 24 août 2010

Regard 29

La fenêtre, ouverte à demi, laisse l'air aller, traverser les pièces de la maison, se faufiler entre les portes maintenues béantes, se cogner à d'autres courants provenant d'ouvertures obliques et diluer ainsi ses hormones de fraîcheur. Le ciel, qui n'a pas la couleur que colorient les enfants, glisse lentement, enserrant dans sa couverture grise les songes des oiseaux. On pose encore le regard sur l'inépuisable qui nous fortifie, entendant avant de la voir, la pluie qui s'éploie sur un jardin avide.



il pleut sur les silences
on entre soudain
dans la demeure des ombres

2 commentaires:

Bifane a dit…

Mais quels mondes intéressants elles recellent dans leur silence !
Des univers ! Il ne s'y trouve plus rien à définir, plus rien qui veuille d'un descriptif en détail, plus une réelle pensée clairement et finement articulée... non, des choses vagues, des pointes égarées, des regards immortels, des sentiments résistants, de la vie à ressentir, à prendre à fleur de peau, à laisser, comme les courants d'air, passer dans l'âme sans pouvoir les y enfermer...
J'aime bien, moi, quand il commence à pleuvoir, surtout en solitaire, en silence, où laisser les choses nous imprégner lentement, comme un effet naturel, où passer comme dans une dimension parallèle, le temps de laisser la pensée s'effilocher en rêves sauvages et irréels...

Laura a dit…

La pluie fut éphémère comme si elle n'était venue que pour s'infiltrer entre mes lignes...