J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

vendredi 26 novembre 2010

Regard 41

Alors même que les premières notes de "ma plus belle histoire d'amour" se libèrent dans le bureau et que, la voix de Barbara traçant son chemin de frissons, mon visage s'embue de ces larmes soeurs qui sont le terreau de quelques uns, les premiers flocons de neige annoncés se décident à tomber pour blanchir la terre. Présage, hasard, peu m'importe... j'aime soudain cette neige qui boit les larmes et les enveloppe d'une douce peau laiteuse où l'on sait retrouver les sources enfouies, ces forces souterraines qui déchirent les mélancolies et dans un envol de cris, redressent les corps comme au premier matin.On connait la chanson, les rimes et les mots, et ce qu'il y a derrière, les franges d'une vie. On connait le ciel,  les nuages qui l'enserrent et les ombres lourdes entre les chants qu'il tait. C'est le même gris, le même cri.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Chaque jour, je passe sur ton blog. Je lis en silence le plus souvent...
Crainte de briser le charme par mes mots ? Impression de l'inutilité de ma réponse ?

Mais je lis ! Je sors d'une longue période grise, de lutte contre la maladie, je ne parlais pas mais je rêvais...

agnès

Laura a dit…

Je suis contente de t'accompagner par mes mots, même s'ils ne versent pas vraiment vers l'optimisme. Je te souhaite des forces et de retrouver un peu de bleu dans ton horizon.
Merci d'être une lectrice assidue.