J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mercredi 5 janvier 2011

Regard 47

On est au rendez-vous. On sait des tâches à accomplir, mais on reste malgré tout derrière la fenêtre, à contempler l'immobilité d'un froid matin de janvier. Seul le ciel semble animé: glissement de nuages qui traversent, au ralenti, sans le recouvrir, ce bleu nécessaire. On oscille entre ciel et terre à l'affût d'un signe. On ne sait pas grand chose mais une sorte de tendresse se calfeutre dans les yeux. On sait la lumière. On sait les ombres aussi. On tremble un peu, on psalmodie quelques vers pour entendre une voix. On attend le passage du vent et que s'ouvre le monde.

5 commentaires:

maia a dit…

Je découvre votre blog,
je m'arrête...
Voilà une jolie perle de hasard.
Je reviendrai.
D'ores et déjà je mets un lien sur le mien (marypier60.blogspot.com) pour forcer un peu le hasard d'autres lecteurs.
Bonne soirée
Maia

Laura a dit…

Le hasard est un allié heureux en poésie! Merci Maia de votre regard et du lien posé chez vous. J'irai vous rendre visite!

Estourelle a dit…

"il est le seul" et il est seul...

Estourelle a dit…

Excuse cette erreur, ce commentaire était pour le texte "Pourquoi la poésie" ... !!!

béatrice a dit…

tu sais si bien dire ce que je ressens moi aussi, à l'ouverture derrière ma fenêtre, d'un de ces matins...