J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

dimanche 13 mars 2011

le souffle l'a traversé

le poète ne console de rien
il révèle un visage d'os
sous les lambeaux de chair



le poète ne promet pas le ciel
il le fait éclore sous ses doigts
et d'une caresse délivre l'infini

le poète ne joue pas avec les mots
il les porte à leur incandescence
et terre et mer sont mort et vie

le poète ne craint pas la douleur
il se défenestre chaque jour
pour entrer dans le flot de la langue

le poète ne croit pas à l'impossible
il a traversé la nuit, l'enfer
et le souffle l'a traversé.


 texte écrit , dans le cadre du Printemps des poètes, pour la consigne de Kaléidoplumes  .

4 commentaires:

brigetoun a dit…

le poète vit la vie et la mort incessantes des choses, il est poète

Estourelle a dit…

"Il règne en nomade
Marchant dans les fentes du temps
Hors des chemin bien tracés
Il va de souffrance en silence
De révolte en extase
Des perles sur les lèvres
quelques échardes au cœur

Le poète"

Et c'est Antigone encore et encore...

jieffebi a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
jieffebi a dit…

le poête est peut être
celui qui ose racler le sens
jusqu'à l'os et en souffrir
pour tous
ou celui qui révèle
du sens l'insatiable envie
de générer des souffles de vie
et porter à l'incohérence
les viles sages raisonnances.

(contribution giboulée à ce printemps. merci Laura)