J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mercredi 22 janvier 2014

fenêtres





il n'y avait que le plaisir
      du frémissement de l'arbre
          l'instant suspendu dans le miroir
             le jour traversé avec ciel et pierres
                  un va-et-vient d'images au bord des lèvres
             l'envers d'un monde en résistance
          la tendresse de l' aile de silence
     comme un murmure bleu
il n'y avait que le plaisir
 

2 commentaires:

mémoire du silence a dit…

"À quoi reconnaît-on ce que l'on aime. À cet accès soudain de calme, à ce coup porté au coeur et à l'hémorragie qui s'ensuit - une hémorragie de silence dans la parole. Ce que l'on aime n'a pas de nom. Cela s'approche de nous et pose sa main sur notre épaule avant que nous ayons trouvé un mot pour l'arrêter, pour le nommer, pour l'arrêter en le nommant."

Ch. Bobin / Une petite robe de fête

MARTY a dit…

comme c'est beau .... je reste silencieuse et je relis encore