J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

vendredi 13 juin 2014

passé-présent

 


Retenir les bruits et les couleurs du matin dans une secrète chorégraphie de mots où se détachent les tracés d'une présence,  les silhouettes des disparus emplies de bouts de soi, de gestes soudain ressuscités . Pieds nus sur les tessons du passé,  on se brûle aux étincelles de ce qui jaillit, on dévisage le parchemin d'un passé-présent à la lumière impénétrable de la page affamée du jour. Une sorte de grammaire de la mémoire se balbutie entre banc de bois et mur de pierres.

3 commentaires:

Patrick Lucas a dit…

journée du banc...
dans l'attente d'un repos
surement bien mérité

MARTY a dit…

le matin les mots résonnent en silence comme un sourire

marie françoise a dit…

Passé-présent s'entremêlent au futur.