J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

lundi 1 septembre 2014

L'homme imprononçable

Car, lorsque nous entrons dans ces émotions qui nous créent, il y a quelqu'un qui n'a encore jamais commencé à parler et c'est nous. C'est notre sang qui fuit d'une âme en allée. Et nous le savons bien les expériences de notre vie ne nous sont pas données comme un ordre ou un sens, elles pleuvent ou s'amenuisent dans la solitude inapprise de nos corps, elles s'ébruitent, s'éparpillent, s'émeuvent à la racine d'un cri, elles nous traversent dans des  séries de répercussions à retardement semblables à celles d'un orage d'été.

Patrick Laupin "L'homme imprononçable" ( La rumeur libre )

2 commentaires:

estourelle a dit…

nous sommes des êtres balbutiant
inaccomplis...

Mariepierre Redon a dit…

c'est bien ce que je disais