J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

jeudi 14 mai 2015

extraction 17

du gris dans le gris du jour, mais rien n'est triste puisque nous arrivons à Venise, avec le passage du brouhaha au silence en un tour de pieds, d'un jardin à une place où se recueille le temps , et le soleil à nouveau installé nous débusquons un aigle calle delle pignate , caressons des yeux un pont sans parapet, nos pas se glissant sans le chercher dans ceux de l'an dernier, cherchons l'angle de vue pris par Canaletto pour réaliser son tableau de la place San Zanipolo où je me suis immergée tout cet hiver en tentant l'écriture d'un songe et je renoue avec cette sorte d'état paradisiaque qui m'enveloppe lorsque mes pas et mes yeux se délitent dans les calli, mes doigts caressant la pierre des murs qui s'effritent et la margelle des puits d'où s'échappent les soupirs, puis j'oscille entre les cloîtres de San Francesco della vigna m'imprégnant de cette douce force que rythme la marche lente s'alliant à l'abandon













extractions et remodelage de notes du 12 avril 15

1 commentaire:

brigitte celerier a dit…

petits vouée de nostalgie en vous lisant