J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

samedi 14 août 2010

Regard 27

Le soleil s'efforce de déchirer la touffeur grise des nuages qui offrent une douce résistance, laissant malgré tout, un halo de lumière incisive rayer ma pupille. Un freux se pose à la cime d'un grand sapin - épicéa certainement - et reste ainsi que je le fais, à regarder autour de lui. Notre point de vue est différent, mais tous deux nous errons dans l'immobilité de ce samedi matin d'août, à la lisière des choses, ne contemplant que la dernière image que le jardin donne à voir. On ne sait rien de l'invisible.



le chant de l'oiseau
perdu à l'aube
entre le buis et la terre

2 commentaires:

Bifane a dit…

"On ne sait rien de l'invisible"...

Et ce qu'on ne sait pas, on le ressent, comme un équilibre à vivre pleinement : le dicible mêlé à l'indicible... Une magie pour unir l'âme et les yeux. C'est souvent dans cet état qu'on se retrouve soi-même le plus pleinement...

Laura a dit…

On le ressent, on l'attend, on l'espère...