J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mardi 27 septembre 2011

En avant marge




Faute d'un mot

Souvenir même imaginaire, y pénétrer pour toujours faute d’un mot comme je l’aime, un mot creusé en son centre. Le dire, le faire résonner sans fin. Assourdis, l’avenir et l’instant les contamine. Ce mot qui n’existe pas, pourtant là au tournant, vous défie.

Souffles lents

Avoir l’air d’avancer. Le soleil épuisé d’ardeurs. J’aimerais voyager. Pour communiquer ses impressions, pour découvrir encore plus loin si sauvage et si beau, pleins de souvenirs. De souffles lents. Voir les lieux depuis notre enfance. Si doux les traces dont nous savons l'histoire.

Le seul chemin

Au retour du refrain, la langue m’impliquait. Ce qui revient à dire, j’avais le sentiment que l’écriture était le seul chemin, j’étais très attiré par le mot cruel, le prendre au sérieux. Puissance d’ennui, un rôle défaillant. Sans passer par elle allez comprendre...


Au bout du tunnel

Au bout du tunnel, des coupelles de soleil se confondant presque avec les nuages, en uniforme comme lui, le traversent du regard. À un moment donné, il se tourne vers son livre. Soudain plus pressé, droit devant lui, une minuscule inscription. Au loin, à l'horizon.

Pierre Ménard  "En avant marge" (éditions Publie.net )

1 commentaire:

Veronica a dit…

Merci pour ce texte ...