J'avance, avec de l'ombre sur les épaules. ( André Du Bouchet)

mercredi 17 décembre 2014

Extraction 2

Dans un avant moi troublant , un trop de réel fait effraction : un rayon de soleil traverse le brouillard des jours et l'image de la lumière prend de l'ampleur. En hébreu, tsèlèm image veut dire aussi ombre ….alors dans mon jardin d'images, à la déclivité d'un jour de décembre, une lumière à la force irréelle baigne l'étang, capte l'attention puis s'éteint brusquement. Retourner errer dans des mots, ceux de Rilke , gardez les ailes d'ange, ou d'Antoine Emaz, jusqu'à quand le corps, pour que s'éclaire le bohu du tohu et se déplisse une caresse du jour.


4 commentaires:

estourelle a dit…

j'entends les échos d'une langue ancienne lontgtemps apprivoisée!

MARTY a dit…

de la lumière naissent les mots qui
poussent dans les jardins du coeur

Bifane a dit…

C'est vrai, cette vertu tellement apaisante de certaines lectures, de l'humeur de certains auteurs, du sentiment des mots laissés... c'est vrai, et c'est joliment dit.
Il faudra que j'essaie Rilke et Emaz, je ne les connais pas...

Patrick Lucas a dit…

sons anciens au goût de rouille familier